Nous n'avons pas besoin de votre pitié. 

Pour ma part, je suis CERTES autiste mais mon identité ne se résume pas à ça. J'aime la musique, la philosophie. J'ai une famille aimante. Alors, si quand une personne apprend la "mauvaise nouvelle" elle me regarde avec commisération... je risque d'être assez confuse. La pitié, c'est aussi du mépris. La compassion, c'est autre chose.  Mais penser qu'on ne peut être que malheureux en étant autiste, c'est se tromper profondément... J'ai un autre Aspie dans ma famille, un gamin profondément touchant, intelligent (qui m'apprend un tas de trucs) drôle et sensible. Jamais je ne le regarde avec pitié. Je le regarde en tant qu'être humain singulier, j'essaie de comprendre ses centres d'intérêt restreints (même si c'est difficile à suivre ;-) ), sa personnalité... C'est lui, un enfant avec le syndrome d'Asperger mais ce n'est pas UN autiste qui ne se résumerait qu'à ça! Nous devons avoir une autre approche de l'autisme. L'autisme a un impact significatif sur le comportement, la personnalité, mais il faut se dire : "CHAQUE personne avec autisme est UNIQUE". Si votre papy est autiste et que vous rencontrez une mère de famille qui a un enfant avec autisme, inutile de lui dire "ah mais vous vous n'avez pas ce signe? c'est pourtant fréquent chez les Aspies" parce rien n'est plus différent d'un autiste qu'une autre personne avec autisme!